par Conspirator » Jeu Sep 06, 2012 2:46 pm
Euh, il reste quand même l'idée (en anglais) d'une sorte "overlapping" génération, bref ils tirent l'élastique un max, mais 1914 est toujours là.... Or, même un fidèle TJ qui s'auto-intoxique la tête à grand coup de méthode Coué, a un élastique dans la tête, qui peut casser un jour, la première étape, c'est de fêter les 100 de 1914, et c'est dans pas longtemps, Sanderson fêtera ces 50 ans en même temps...

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II.